La confidence prend un détour
Ce que la colère laisse sortir.
« Ma seule manière de me confier,
C’est démarrer la prod et insulter des mères. »
Ces lignes donnent une clé de la partie 1. La confidence passe par la colère, par l’insulte, par une musique assez forte pour porter ce qui serait retenu dans une conversation. La pudeur choisit sa manière de parler.
La posture droite et contenue du personnage garde cette tension devant nous. Autour de lui, les feuilles témoignent de ce qui a trouvé une issue dans l’écriture. Entrer dans la pièce, c’est entrer dans ce détour par lequel Kaamek arrive à se raconter.
« Ces bâtards ont voulu nous noyer, donc dans la violence, on a baigné. » Le refrain présente la violence comme un milieu dans lequel on a été plongé. Son « nous » élargit la confidence : la colère porte aussi une expérience partagée.




